Lénine

Lénine
En Ukraine occidentale, où le nationalisme anti-russe est le plus marqué, Lénine a disparu. Il n'en reste que des socles de béton nus d'où émergent des moignons de tiges d'acier. Quant aux monuments aux morts soviétiques de la dernière guerre, ils sont à l'abandon. On en voit même dont les visages des soldats ont été attaqués à coup de burin.

Rien de tel en Biélorussie. Lénine est encore là, à Grodno, bien planté sur ses jambes, le menton en avant et le manteau dans le vent. Au milieu de la place qui porte son nom, il domine le pavé de ses six mètres de haut. Il y a des fleurs à ses pieds, posées là le 7 novembre dernier, date anniversaire de la Révolution d'Octobre, par une petite centaine de manifestants nostalgiques plutôt âgés. Il y en avait autant à Brest, où le père de la Révolution a toujours là aussi sa statue, sa place et son boulevard. Et peut-être aussi quelques-uns dans les campagnes, que Lénine hante encore dès qu'un bourg dépasse les deux ou trois mille habitants. De leur côté, les jeunes filles ne manquent jamais d'aller déposer un bouquet de fleurs aux monuments aux morts soviétiques, le jour de leur mariage.

Loukachenko se verrait peut-être bien à la place de tous ces Lénine, en statue par-ci, en buste par-là... Il faudrait déboulonner le second de ses socles et y installer le premier, mais ça ferait mauvais genre. Alors il s'arrange autrement. Radio, presse, télévision : tout est sous contrôle. Le maître est partout, cultivant sa personnalité comme au bon vieux temps. On le voit aussi dans les bureaux des directeurs d'écoles, et jusqu'au musée de la Seconde Guerre mondiale de Brest où il a réussi à s'insérer parmi les documents exposés.
-Vous vouliez savoir à quoi ressemblait l'URSS ? entend-t-on dire à Grodno. Eh bien vous y êtes. La Biélorussie est un grand musée vivant. Au moins faisions-nous partie d'une grande puissance, auparavant. Mais aujourd'hui, le monde tourne sans nous. Seul Loukachenko pense encore qu'il entre dans la danse...

Source: http://lisieresdeurope.free.fr



réflexion personnel: il est vrai que les statues de Lénine sont homnis présentes et il est encore tout à fait courant de trouver des avenues du nom de Staline ou Lénine!
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# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:43

Union-Européenne / Biélorussie

Union-Européenne / Biélorussie
Déclaration PESC
Déclaration de la Présidence au nom de l'Union européenne sur les événements récents au Belarus

Domaine politique : Affaires générales et Relations extérieures


L'Union européenne est particulièrement préoccupée par la répression grandissante des forces politiques de l'opposition, de la société civile, des syndicats et des media indépendants au Belarus.

L'UE condamne les arrestations et les procès motivés politiquement, à savoir en particulier ceux de MM. Skrebets, Statkevich, Severinets, Klimov, Bandajevski, Marinitch, Levonevski et Vasiljev. L'UE demande le respect de l'Etat de droit et la mise en liberté immédiate des personnes susnommées. L'UE perçoit ces actions en tant que tentatives du régime pour éliminer des opposants potentiels du Président Loukachenko en vue des prochaines élections présidentielles.

L'UE regrette le langage anti-occidental employé de plus en plus souvent dans les media contrôlés par l'Etat ainsi que dans les déclarations publiques. Elle est préoccupée par les tendances auto-isolationnistes du Belarus.

L'UE note également avec consternation les efforts grandissants du régime pour perturber les activités des partis politiques et des ONG.

L'UE lance un appel aux dirigeants du Belarus de mettre un terme à ces actions, qui constituent un obstacle au développement des relations entre l'UE et le Belarus.

L'UE réitère sa disposition pour la mise en œuvre d'un dialogue avec le Bélarus sur le développement graduel des relations bilatérales, dès que les autorités du Belarus auront démontré par des actions concrètes leur volonté sincère de s'impliquer à nouveau dans le dialogue avec la communauté internationale.

L'UE rappelle son engagement pour une assistance en faveur de la société civile et de la population du Belarus et poursuivra la discussion sur l'adoption d'éventuelles mesures additionnelles dans ce but.

La Bulgarie et la Roumanie, pays en voie d'adhésion, la Turquie et la Croatie*, pays candidats, l'Albanie, l'ancienne République yougoslave de Macédoine, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie-Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la Moldavie, se rallient à cette déclaration.


* La Croatie continue à participer au processus de stabilisation et d'association.

Date de publication : 14-06-2005
Source: Présidence luxembourgeoise de l'Union européenne
# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:47
Modifié le mercredi 07 septembre 2005 19:10

Liberté sur internet menacée!

Liberté sur internet menacée!
Tout en plaidant pour le développement des technologies numériques dans son pays, le président Alexandre Loukachenko a initié une surveillance étroite d'Internet.

Les internautes biélorusses soupçonnent le régime d'exercer un contrôle strict sur les connexions via la procédure de "certification" de tout modem mis en utilisation. Cette procédure de vérification du matériel, exigée par le ministère des Communications, dure au minimum une semaine. L'Etat exerce un monopole sans partage à travers Beltelekom, le principal opérateur public. Si plusieurs fournisseurs d'accès privés sont apparus, tels Global one, filiale de l'opérateur américain Sprint, ou Open Contact, ils sont, en réalité, relayés par Belpak (la division Internet de Beltelekom). Pour obtenir une licence, il est nécessaire de s'engager à utiliser le réseau Beltelekom, d'accepter des "inspections techniques" impromptues des inspecteurs du ministère des Communications et de lui fournir chaque année la liste de ses abonnés. Les providers s'engagent par ailleurs à ne pas échanger de trafic les uns avec les autres. Les sites d'informations indépendants ne font l'objet d'aucune censure. Probablement parce que l'audience d'Internet est encore limitée en Biélorussie. Le 22 mai 2002, le Parlement a fini par rejeter un projet de loi sur la "sécurité de l'information", dénoncé par l'Association des journalistes biélorusses (BAJ) comme renforçant le contrôle des autorités sur le contenu et la circulation de l'information. Le 5 novembre, la police a interrogé Iulia Doroshevich et Andrey Pachobut, deux journalistes du quotidien Pagonya, interdit en 2001, au sujet de la version Internet de la publication, toujours accessible. Le rédacteur en chef de Pagonya et un de ses journalistes ont purgé, de septembre 2002 à mars 2003, des peines de travaux forcés pour avoir "insulté" le président Loukachenko dans un article.
# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:49
Modifié le mercredi 07 septembre 2005 19:09

Union Russie/Biélorussie

Union Russie/Biélorussie
Poutine et Loukachenko doivent approuver à l'automne le projet d'Acte constitutionnel de l'Union Russie-Biélorussie

MINSK, 24 juin - Le projet d'Acte constitutionnel de l'Union Russie-Biélorussie sera soumis à l'automne prochain à l'approbation des présidents Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko. Cette décision a été prise vendredi lors de la 28e session de l'Assemblée parlementaire l'Union qui s'est réunie à Gomel, dans le sud-est de la Biélorussie.

"L'Acte constitutionnel sera présenté lors d'une session du Conseil d'État supérieur de l'Union Russie-Biélorussie. On pourrait ensuite procéder à l'application du Traité sur la création de l'Union qui suppose un référendum et des législatives communes", a déclaré le président de la Douma (chambre basse du parlement russe), Boris Gryzlov, cité par le service de presse de l'Assemblée.

Le temps démontre la vitalité et l'efficacité de l'Union, a pour sa part estimé le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, dans un message adressé à l'Assemblée.

L'espace économique unique est en cours de formation, plus de 30 programmes communs ont été réalisés, et des centaines de milliers d'emplois ont été créés dans les deux pays, a-t-il souligné dans son message.

"Le chiffre d'affaires des échanges entre nos pays est en croissance stable, il s'est élevé en 2004 à 17,6 milliards de dollars, soit une progression de 40% par rapport à 2003", a fait ressortir Alexandre Loukachenko.

Pour le numéro un biélorusse, "l'objectif évident de ces mesures est d'améliorer le bien-être de la population".

Dans les conditions actuelles, compte tenu des processus politiques et économiques en cours dans les ex-républiques soviétiques, l'Union Russie-Biélorussie "est l'un des facteurs cruciaux qui déterminent la perspective de l'intégration sur l'échiquier post-soviétique", selon Alexandre Loukachenko.


Source: RIA Novosti.
# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:51

Exporter la démocratie...

Boris Gryzlov critique les tentative d'"exporter la démocratie" en Biélorussie

MINSK, 24 juin - Rien ne présage des "révolutions colorées" en Biélorussie, estime le président de la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe), Boris Gryzlov.

"Depuis ces derniers temps, se manifestent de plus en plus ceux en Biélorussie qui voudraient y organiser une sorte de "révolution orange"", a déclaré vendredi Boris Gryzlov, en intervenant vendredi dans la ville de Gomel (Biélorussie) au cours d'une séance plénière de l'Assemblée parlementaire de l'Union Russie-Biélorussie.

Cela dit, le président de la Chambre basse du Parlement russe a fait remarquer que les tentative "d'exporter la démocratie" n'avaient rien à voir avec le droit international.

"En ce qui me concerne, je ne vois aucunes raisons pour réaliser en Biélorussie ces desseins destructeurs. Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons pas ne pas y réagir et ce d'autant plus que nous avons déjà vu tous les conséquences de ces "révolutions colorées"", a souligné Boris Gryzlov.

Le président de la Douma a appris, en outre, que le Parlement européen se proposait de réglementer le travail des organisations non gouvernementales (ONG) en Fédération de Russie.

"Compte tenu de l'influence des organisations non gouvernementales en Ukraine, on va examiner en Russie au niveau législatif une réglementation du travail des organisations non gouvernementales", a annoncé Boris Gryzlov.

Le président de la Douma avait été lui-même témoin des dernières élections présidentielles en Ukraine. "Je ne remets aucunement en doute les résultats des dernières élections présidentielles en Ukraine, mais je remets en cause, par contre, ces principes et ces conditions dans lesquelles ces élections s'étaient déroulées", a souligné le parlementaire russe.

"Nous devons faire front unique contre la division de la Biélorussie et de la Russie, contre le renversement forcé du régime en place dans ces deux pays", a continué Boris Gryzlov.

Et d'ajouter que la Biélorussie et la Russie doivent concerter leurs positions pour pouvoir les défendre plus énergiquement dans l'arène internationale.

La veille, en commentant les propos critique du Conseil de l'Europe et de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à l'endroit de Minsk, le président de la Douma a déclaré que l'Assemblée parlementaire de l'Union Russie-Biélorussie pourrait bien adopter une déclaration de politique extérieure.

Somme toute, Boris Gryzlov croît très peu probable l'élargissement de l'Union européenne (UE) aux Etats-membres de la Communauté des Etats indépendants (CEI) dans une perspective prévisible. "C'est que la vitesse du développement de l'UE s'est avérée par trop excessive pour certains pays. Aussi, est-il fort peu probable que l'Union européenne s'élargisse aux Etats de la CEI, du moins dans une perspective prévisible", a conclu Boris Gryzlov.


Source: RIA-Novosti.
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# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:55